Blason de l'Abbaye de Citeaux

Roanne - Loire, Chef-lieu d'ar.

Ville de Roanne : D'azur à un croissant d'argent surmonté de la légion d'honneur du même (Lartigue)


  Illustration de l'Armorial de Guillaume Revel, Copyright - La Diana -

Construite autour de son château seigneurial à l'endroit où la Loire devient navigable, le bourg de Roanne s'élevait sur un très ancien site que l'archéologie montre occupée dès le IIe siècle avant Jésus-Christ, par un petit village gaulois qui s'étoffa pendant la période gallo-romaine pour devenir siège d'une cité : Rodumna, capitale d'un des cinq pagi qui composaient le territoire des Ségusiaves. Son importance devait être réelle puisque elle est mentionnée par le géographe alexandrin Ptolémée. La cité, sans défenses naturelles s'effaça dès les premiers troubles de l'Empire, la population se repliant sur les monticules du voisinage pour donner naissances aux futurs bourgs de Perreux, Villerest, Saint-Maurice et Saint-Haon.

Durant tout le Moyen-Age, elle resta une localité modeste, qui ne devait son prestige qu'à sa seule ancienneté, dans l'ombre de Saint-Haon, plus importante militairement et économiquement, et bien plus peuplée. Ce ne fut qu'au XVe siècle que, mieux située sur le chemin de Paris à Lyon et grâce aux progrès de la navigation fluviale que Roanne pris son essor.

Construit probablement dès le dernier quart du XIe siècle, le château de Roanne était une forteresse sur motte de plaine, artificielle, et tirait revenus du port où passait un bac et du péage sur le Chemin Ferré (c'est à dire empierré), prolongement du Grand chemin de Forez, sur la rive gauche de la Loire. Il avait été élevé par la famille de Roanne et sans doute reconstruit par la seconde maison de Roanne, originaire de Saint-Maurice (Prajoux p188).

Lorsque cette maison s'éteignit en 1272, la seigneurie de Roanne était divisée en un très grand nombre de fiefs, ce qui créait une situation extrêmement complexe qui motiva les comte du Forez à se réapproprier le plus possible de parts en biens propres.

A partir de la fin du XIIIe siècle, Roanne se trouva donc divisée de façon sensiblement égale entre deux seigneurs, le comte du Forez, qui y avait installé un châtelain, et les La Perrière, dans la plaine. Comme souvent, la co-seigneurie comtale connu une situation stable, alors que la co-seigneurie vassale passa successivement aux Damas-Couzan (1348), Lévis-Couzan (1447), Jacques Coeur (1451), et enfin à la maison Gouffier (1455) qui réuni les deux co-seigneuries en un marquisat puis en duché du Roannais.

François d'Aubusson de La Feuillade consacre Roanne comme capitale du Roannais en 1688 en y transférant le siège et la justice des trois autres châtellenies (Saint-Haon, Saint-Maurice et Crozet) et en y faisant exercer les offices par les juges du bailliage ducal.


Sources : Combe p.22, Prajoux p.12 et suivantes, BGR p.481